Témoignages clientsMairie de RennesLa dématérialisation des procédures et le recours aux solutions de mobilité dans
le secteur public ne concerne pas seulement les grandes administrations centrales,
mais aussi les collectivités. En témoigne l'initiative de la Mairie de Rennes
qui a su tirer parti de l'innovation technologique pour automatiser le relevé
des présences en milieu scolaire. Pour automatiser le pointage des présences en milieu scolaire, la Mairie de Rennes innove avec la 3G
12 000 enfants, près de 90 points d'accueil (écoles, restaurants scolaires, centres
aérés...) et, chaque jour depuis plusieurs années, une question récurrente :
comment automatiser le pointage des présences pour assurer la remontée des listes
rapidement avec le moins d'erreurs possible, et rendre moins astreignant le travail
de pointage et de transmission des données des agents municipaux ? « Si, depuis
1986, l'informatisation des services du secteur scolaire a été bien menée, la
question des pointages demeurait en revanche sans solution », reconnaît Cécile
Persehaie, chef de projet au sein du service informatique de la Mairie de Rennes.
Et pour cause, les contraintes d'un tel pointage sont multiples. « Les enfants
sont répartis sur des dizaines de sites sur lesquels le personnel municipal des
écoles doit effectuer ce pointage jusqu'à trois fois par jour, précise Cécile
Persehaie. En outre, les listes ne sont pas immuables, ce qui peut être source
d'erreurs. Enfin, ces relevés doivent être transmis par le personnel de pointage
au service facturation le plus rapidement possible. » La Mairie de Rennes a bien
entendu regardé ce qui se pratiquait ailleurs. « Des systèmes fondés sur des badges
individuels ont un temps retenu notre attention, se souvient Cécile Persehaie.
Mais le coût du dispositif à notre échelle et les retours d'expérience mitigés
nous ont détourné de cette solution. »
A défaut de solution informatisée, des listes sont donc établies pour couvrir
une période de six semaines d'activité, imprimées, puis envoyées dans les points
d'accueil. Sur place, le personnel coche ces listes et les modifie lorsque des
noms n'y figurent pas ou ne semblent pas correspondre. « Résultat, commente Cécile
Persehaie, un travail fastidieux, trop d'erreurs et 3 à 4 semaines de délai entre
le retour des fiches et l'établissement de la facturation, même avec le recours
à un lecteur optique. Il était évident qu'il fallait trouver un moyen de passer
en 'mode dynamique' », résume la chef de projet.
C'est l'arrivée à maturité de la 3G et les nouveaux développements du logiciel
de facturation qui donnent l'intuition à Cécile Persehaie que ce « mode dynamique
» peut devenir une réalité. Suffisamment pour permettre d'imaginer une extension
mobile au progiciel Concerto de l'éditeur Arpège, déjà exploité par la Mairie
de Rennes dans la gestion des services d'accueil d'enfants. En collaboration avec
le distributeur SFR Entreprises Come In, une solution est élaborée, composée d'un
terminal Qtek 9600, un Pocket PC fonctionnant sous Windows Mobile, doté d'une
connexion 3G et offrant un clavier complet.
Le terminal mobile exécute une extension du progiciel Concerto. Chaque jour,
le personnel responsable du pointage reçoit sur son terminal un message qui
comprend plusieurs fichiers : la liste des enfants, mais aussi des informations
sur les coordonnées des parents ou encore sur un régime alimentaire spécifique
qui doit être suivi. L'ergonomie des écrans a été pensée pour le confort du personnel
chargé du pointage , permettant ainsi de réduire les risques d'erreurs. Une fois
toutes les présences et absences relevées, la liste ainsi enrichie est retournée
au service de facturation
Dans la pratique, ce pointage des listes sur un terminal en lieu et place d'une
saisie sur document papier ne prend pas plus de temps, voire un peu moins. « Surtout,
le nombre d'erreurs s'est sensiblement réduit et la facturation s'établit désormais
au fil de l'eau dès que les listes sont retournées, explique Cécile Persehaie.
Au niveau des services centraux, les gains de productivité sont importants et
nous disposons désormais de statistiques beaucoup plus fiables sur la fréquentation
des sites. Plus généralement, ajoute la représentante du service informatique
de la municipalité, le déploiement de l'outil a sensiblement amélioré la communication
entre les services centraux et les sites d'accueil. Et, manifestement, le dispositif
a contribué à valoriser le travail du personnel sur le terrain. »
Sur le terrain justement, l'adhésion à la solution semble bonne. Déployés entre
septembre 2006 et juin 2007, 85 terminaux sont aujourd'hui employés. Les services
municipaux ont pris eux-mêmes en main la formation et l'accompagnement des utilisateurs
durant des premières semaines. « Il était important que nous nous en occupions
nous-mêmes pour expliquer l'enjeu et prendre le temps d'initier des personnes
qui, parfois, ne s'étaient encore jamais servies d'un outil informatique. »
Avec un pointage couvrant environ 12 000 enfants et opéré matin, midi et soir,
l'application mise en place suscite légitimement l'intérêt. Rennes a ainsi reçu
la visite d'une douzaine d'autres collectivités intriguées par ce projet. Aucun
doute, l'application mobile adoptée par Rennes devrait inspirer très prochainement
d'autres services municipaux.
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